Sigmund FREUD (1856-1939)
Né à Freiberg en Moravie de parents commerçants, Freud
fut laissé libre de se choisir une profession, contrairement à bien
des jeunes gens de cette époque. Plus par soif de connaissance que par
véritable goût, il choisit de suivre une carrière médicale à Vienne.
Au bout de huit années d’études, il s’oriente vers
l’anatomo-pathologie, une science expérimentale qui ne laissait
en rien présager de l’orientation future de ses recherches. Contraint
de s’installer rapidement pour gagner sa vie, Freud découvre alors
parmi sa clientèle une catégorie qui allait le lancer sur la
route qu’on lui connaît aujourd’hui : les hystériques.
En 1895, il publie en compagnie de J. Breuer ses célèbres Etudes
sur l’hystérie.
Cependant, à l’inverse de Breuer et Charcot, le spécialiste
de l’hystérie dont il avait suivi l’enseignement en France
en 1885, Freud entreprend de considérer l’importance du matériel
verbal fourni par les patients comme autant de symptômes visibles de
leur propre souffrance. Les expériences de suggestion pratiquées
par Bernheim à Nancy en 1889 lui avaient montré que les hystériques
livraient à leur insu quelque chose qui touchait de près aux
causes de leur maladie. Après quelques tâtonnements, il met bientôt
au point la méthode dite des associations libres. Cette technique lui
permet alors de mettre en évidence l’existence d’une sexualité infantile
qui revient abondamment dans les rêves de la plupart des sujets examinés.
Dès lors, le rêve allait devenir pour Freud le guide qui allait le conduire dans le labyrinthe de l’inconscient humain. Il en étudie les mécanismes principaux, élabore les notions de censure, de refoulement, de libido, de ça et de surmoi, met en évidence différents stades de développement psychoaffectifs (oral, anal, phallique et génital) qui sont considérés comme des jalons indispensables pour la maturité de l'individu… autant de découvertes qui serviront de base à l’élaboration de la psychanalyse telle que nous la connaissons aujourd’hui.